En cette période difficile, nous ne souhaitions pas ajouter du travail supplémentaire aux services communaux, déjà en sous effectif, mais au regard de l’actualité et cette annonce parue hier concernant le déploiement de la G5 par Proximus, nous nous devions d’intervenir, d’une part au collège communal et d’autre part Ecolo a aussi pris contact avec les responsables de Proximus afin d’avoir un éclaircissement/explications sur la situation.
Vous trouverez ci-dessous notre message au collège communal de Châtelet ainsi que le communiqué Ecolo fédéral.
Prenez soin de vous, prenez soin des autres!
Courage et patience, restons chez nous!

Luc, Patricia, Jean, Muriel

Question du groupe Ecolo à l’attention du Collège des Bourgmestre et Echevins relative au déploiement de la 5G à Châtelet par la société Proximus

Plusieurs journaux évoquent que la société Proximus va déployer la 5G dans 30 communes, dès ce mercredi 1er avril, dont celle de Châtelet .

Considérant les risques sanitaires liés à l’utilisation de la 5 G, Le collège des bourgmestre et échevins peut-il nous rassurer qu’il s’opposera à l’utilisation de la 5G par la société Proximus, sur les infrastructures existantes, alors que le permis d’environnement n’ a pas été octroyé pour permettre l’usage de la 5G ?

Cette décision de Proximus est d’autant plus surprenante que l’IBPT vient de lancer une consultation publique qui est actuellement en cours et ce jusqu’au 21 avril prochain. Il prendra ensuite cinq décisions individuelles portant sur l’octroi définitif des licences provisoires aux candidats pour le déploiement de la 5G.

Le déploiement de la 5G sera une importante pollution électromagnétique qui s’ajoutera à celle existant actuellement. En cas d’exposition régulière ou, pire encore, permanente, des effets biologiques sont susceptibles d’entraîner des conséquences graves pour la santé, particulièrement pour les enfants et les embryons, plus sensibles. De nombreux risques de dommages à la santé sont identifiés par des scientifiques comme des lésions de l’ADN cellulaire, un stress cellulaire, une altération de l’expression des gènes, des cancers, une altération de la qualité du sperme, une perturbation du sommeil, des troubles cardiaques, incluant tachycardie, arythmie et arrêt cardiaque ou encore des troubles neurologiques, y compris dépression et autisme.

Des ONG et de nombreux scientifiques demandent un moratoire sur le déploiement de la 5G dans l’attente de la réalisation d’études indépendantes sur l’impact écologique et sur notre santé du déploiement de la 5G. Nous rejoignons la nécessité de faire appel au principe de précaution avant d’utiliser une telle technologie sur notre commune en prenant des dispositions similaires à diverses villes en Suisse comme Genève et Berne qui viennent de fixer un moratoire sur le déploiement de la 5G.

Il est aussi précisé que « aucun spectre n’a cependant encore été mis aux enchères pour la 5G, aucune nouvelle norme de rayonnement n’a été fixée et l’opérateur n’a pas installé de nouvelles antennes. Mais, avec l’infrastructure existante, il prétend pouvoir offrir la 5G à des vitesses allant jusqu’à 30% au-dessus de la 4,5G. »

Une telle utilisation du réseau actuel d’antennes sur notre territoire communal pose la question du respect du permis d’environnement octroyé à la société Proximus vu que l’usage opéré par la société Proximus dès demain sera différent que celui envisagé lors de l’octroi des permis d’environnement.

Le collège peut-il nous faire part de son analyse par rapport à l’utilisation des antennes Gsm de la société Proximus sur notre territoire communal pour diffuser la 5G vis-à-vis des permis d’environnement octroyés ?

Le Collège peut-il nous faire part de sa position de manière générale sur le déploiement de la 5G à Châtelet vu les risques sanitaires liés à cette technologie ?

Le Collège communal envisage-t-il d’intervenir pour empêcher un tel déploiement sur notre commune par la société Proximus ? Si oui, par quels moyens ?

Le déploiement de la 5G ne peut se faire sans tenir compte de la santé et de l’environnement
 
Communiqué Ecolo Fédéral
Proximus a annoncé le déploiement d’une forme « light » de la 5G dans une série de communes flamandes et wallonnes. Ecolo regrette le timing de l’annonce de Proximus du lancement de la 5G dans 30 communes flamandes et wallonnes en pleine crise du coronavirus. Et ce, même si ce déploiement d’une forme « light » de la 5G s’apparente plus à une opération de communication puisque cette expérimentation se fera dans le cadre de la réglementation existante.
En effet, aucun spectre n’a encore été mis aux enchères pour la 5G, aucune éventuelle nouvelle norme de rayonnement n’a été adoptée et aucune nouvelle antenne ne sera installée. Il en ressort que l’opérateur utilisera les bandes de fréquences et les antennes existantes. Il agira dans le cadre de la réglementation actuelle. Et pour cause : aucun changement dans les normes d’exposition aux champs magnétiques n’a été autorisé par les pouvoirs publics.

Le déploiement de la 5G ne peut se faire sans tenir compte du respect du principe de précaution en matière de santé et d’environnement. C’est ce qui est prévu, notamment dans la Déclaration de politique régionale wallonne. Celle-ci précise que les nouveaux déploiements technologiques en matière de transmission des données via la 5G ne pourraient se faire qu’après une évaluation de la 5G sur le plan environnemental, de la santé publique, de l’efficacité économique, de la sécurité des données et du respect de la vie privée.

En Wallonie, les autorités doivent en outre s’assurer du respect strict des conditions du décret du 3 avril 2009 relatif à la protection contre les éventuels effets nocifs et nuisances provoqués par les rayonnements non ionisants générés par des antennes émettrices stationnaires.
Nous appelons à ce que la plus grande clarté soit apportée sur les techniques utilisées par Proximus dans le déploiement de cette 5G light afin de pouvoir s’assurer qu’elles respectent les normes en vigueur. Un contact a été pris avec les responsables de Proximus en ce sens.

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